T1 2026 – Hôtellerie hybride : Honotel lance sa nouvelle marque GLINT

Newsletter - 21 mai 2026

Chers partenaires,

Ce début d’année 2026 est marqué par une actualité forte pour le groupe Honotel avec le lancement de GLINT, une nouvelle marque positionnée sur le segment de l’hôtellerie dite hybride, en plein essor et qui vise une vingtaine d’établissements exploités sur le territoire français d’ici 2030.

Dans cette nouvelle lettre Check-in, nous vous proposons de décrypter cette tendance à travers notre grand entretien du trimestre avec Gwenola Donet et Antonin Bastide de JLL. Sans oublier notre analyse des principaux indicateurs de performance du secteur sur le trimestre.

Bonne lecture,

L’ÉQUIPE HONOTEL

© GLINT

 À PROPOS DE GLINT

Après un premier concept ouvert en 2017 à Nice sous le nom « Hostel Ozz », Glint change et devient un nouveau type d’hôtel qui s’affranchit des classifications hôtelières traditionnelles pour mieux refléter notre manière de voyager aujourd’hui.

Glint, un hôtel multi-cibles qui s’adapte aux différents styles de voyage (4 façons de séjourner), a été conçu pour s’intégrer harmonieusement dans des bâtiments existants, en combinant chambres standards et dortoirs partagés.

Glint a été pensé comme un lieu ouvert et humain, où le design fonctionnel rencontre un confort premium accessible.

Les hôtels Glint rassemblent différents modes de vie sous un même toit, offrant à chacun à la fois des espaces d’intimité et des opportunités de rencontres authentiques.

So, just stay your way!

SUIVEZ L’AVENTURE GLINT

 

 

Gwenola Donet  © Photos : JLL

 

📜 GRAND FORMAT

Hier perçus comme une offre alternative, les hostels changent de dimension. Pour Check-in, Gwenola Donet, President Valuation Advisory France, et Antonin Bastide, Senior Vice President Hotels & Hospitality chez JLL décryptent cette montée en puissance.

Check-in : Depuis quelques mois, l’hôtellerie hybride est au cœur des conversations dans le monde de l’hôtellerie. Concrètement, qu’est-ce qui définit un « hostel » nouvelle génération ?

Antonin Bastide: C’est un concept à la croisée de l’hôtellerie lifestyle et des auberges de jeunesse. Autrement dit, un modèle hybride qui propose un mix d’hébergements pour toucher toutes les clientèles : dortoirs pour les voyageurs solo, chambres privatives pour les couples ou les familles. Ces établissements se distinguent aussi par des espaces communs très animés – bars, restaurants – et par des implantations urbaines accessibles, sans être nécessairement prime.

Gwenola Donet : J’ajouterais que ces lieux s’ouvrent davantage sur la ville, en connectant les visiteurs à l’authenticité locale. Par rapport aux auberges de jeunesse d’antan, ils poussent plus loin l’expérience : esprit de communauté, diversité des usages, mais aussi des standards élevés en matière de sécurité et de propreté.

Du point de vue de l’investisseur, qu’est-ce qui fait la valeur et la rentabilité de ce type d’actifs ?

Antonin Bastide : La clé, ce sont les mètres carrés. À surface équivalente, un hostel permet de densifier l’usage, avec plus de lits, donc plus de chiffre d’affaires et de meilleures marges, à condition d’avoir le bon opérateur. En transaction, on raisonne d’ailleurs en “prix au lit” et non à la chambre, avec in fine des valeurs souvent supérieures à l’hôtellerie classique. Check-in : Plus de lits donc plus de valeur…

Gwenola Donet : Toute la logique repose sur cette densification. Dans une chambre de 24 m², vous pouvez accueillir jusqu’à six personnes. Cela permet d’atteindre des niveaux de revenus proches du mid-scale, avec des coûts d’exploitation d’une gamme économique, ce qui accélère mécaniquement le résultat brut d’exploitation. Autre atout clé : la réversibilité. Il suffit de retirer les lits superposés pour revenir à une chambre classique. L’actif reste flexible.

« À terme, la frontière entre l’hôtellerie classique et les hostels devrait s’estomper  » — JLL

Les investisseurs institutionnels sont-ils rassurés par ce modèle ou est-ce encore perçu comme un effet de mode ?

Antonin Bastide: Le marché se consolide rapidement, porté par des fonds français et anglo-saxons. Les opérations récentes – comme Generator ou The People – en témoignent. Pour l’instant, cette dynamique reste concentrée dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Nice. Dans des villes secondaires, la présence d’une marque forte est déterminante.

Comment voyez-vous l’évolution de ce marché dans les prochains mois ?

Gwenola Donet : Je suis très optimiste. Le cœur de cible – jeunes adultes et clientèle internationale – reste très dynamique, et l’Europe conserve une forte attractivité. Par ailleurs, ces actifs étant récents, ils sont souvent plus performants sur le plan énergétique, ce qui leur permet de mieux absorber la hausse des coûts d’exploitation.

Antonin Bastide: La consolidation va se poursuivre. À terme, la frontière entre hôtellerie économique ou mid-scale et les hostels devrait continuer de s’estomper, tant le modèle permet de capter une clientèle diversifiée.

 

L’AVIS DE L’EXPERT

Des concepts en phase avec l’évolution des usages

« Honotel démontre à travers le projet GLINT la faculté de l’industrie hôtelière française à développer des concepts en phase avec l’évolution des usages liés au voyage et à sa démocratisation. La constitution de cette première plateforme fédère des spécialistes sectoriels auxquels nous sommes ravis de nous associer avec la perspective de créer une marque leader de l’hostellerie en Europe ».

Philippe Duny et Baptiste Alain, BNP Paribas Développement

 

🔎 LE TRIMESTRE À LA LOUPE

La dynamique de croissance se prolonge

Au premier trimestre 2026, les indicateurs clés de l’hôtellerie française ont tous été en progression. Le RevPAR a gagné +3,5 %, quand le taux de remplissage (TO) et le tarif moyen (PM) ont affiché respectivement +1 % et +1,7 %. « Ces chiffres confirment la bonne santé structurelle de ce secteur qui renoue là avec un scénario classique, résume Adrien Lanotte de MKG Consulting. L’hôtellerie poursuit son élan et tire donc profit de la dynamique de croissance enregistrée les trimestres précédents. »
La guerre en Iran a toutefois joué le trouble-fête à Paris : tous les indicateurs étaient en baisse début mars, avant un rattrapage à la fin de ce mois-ci. Cette phase d’attentisme a cassé la dynamique du RevPAR (+ 6 % en janvier et février) qui retombe à +1,8 % sur le dernier mois du T1. « La solidité de la clientèle loisirs a permis de minimiser, pour l’instant, les conséquences de ce conflit. »

De la vigueur pour l’Île-de-France

L’Île-de-France – hors Paris – a démontré toute sa solidité, avec un RevPAR qui a bondi de +7,5 % en janvier et mars. « Le marché francilien enregistre là une excellente phase de reprise technique traduisant la fin de l’impact de l’absorption de la nouvelle offre hôtelière héritée des JO 2024. » Parmi les moteurs régionaux de l’hôtellerie française, Lille signe une performance ‘‘exceptionnelle’’, avec un RevPAR en forte hausse (+ 10 points). Cet indicateur progresse également à Nice (+9 %), Toulouse (+6 %) et Marseille (+3 %). La raison ? « Les régions avaient subi un très mauvais T1 2025 », rappelle Adrien Lanotte. La région AuRA – malgré l’hôtellerie de montagne qui a signé une belle saison, grâce à la résilience de la clientèle de loisirs premium – n’a en revanche pas brillé. Avec notamment une lourde baisse (-13 %) du RevPAR à Lyon entre janvier et mars.

« Le scénario le plus probable est celui du printemps arabe de 2010 qui avait eu des impacts très limités sur l’hôtellerie en Europe « 

La reprise es chantiers booste l’éco

Ce T1 confirme à nouveau la forte différenciation entre les segments hôteliers. Le RevPAR gagne +5,5 % pour le ‘‘luxe/haut de gamme’’, quand il progresse respectivement de +4 % et +1 % pour le ‘‘milieu de gamme’’ et le ‘‘budget-économique’’. « En mars, l’éco gagne 3,5 points grâce à la reprise des chantiers pour l’industrie immobilière et du BTP, poursuit Adrien Lanotte. Toutefois, il reste difficile de se projeter à long terme sur ce segment, en raison des effets indirects de la guerre en Iran, notamment avec la volatilité du prix du pétrole et ses répercussions à l’échelle macroéconomique. »

Conflit en Iran : quelles répercussions ?

Quel impact sur l’hôtellerie française et européenne ? MKG dispose de trois précédents pour tenter de répondre à cette question : la guerre en Irak (2003, -6 % de croissance du RevPAR), le conflit Iran/Israël (2025, sans impact) et le Printemps arabe (2010). « Ce dernier scénario apparaît comme le plus probable à l’heure actuelle, expose Adrien Lanotte. Ce mouvement prolongé dans plusieurs pays avait eu des impacts très limités sur l’hôtellerie en Europe. Les effets indirects peuvent même s’avérer ponctuellement positifs, notamment avec des reports de la demande de la clientèle internationale depuis certaines destinations du Moyen-Orient vers le vieux continent. » En revanche, l’avenir reste incertain pour le segment de la clientèle corporate. « Dans un contexte de révision probable des perspectives économiques, l’attentisme peut freiner les prises de réservation et peser sur la demande. »

Source chiffres : MKG

 

© Hôtel Maison Nabis by HappyCulture à Paris

 

NOS CHIFFRES CLÉS DU TRIMESTRE

 

Périmètre Honotel: 36 hôtels  — Source chiffres : MKG